Taverny Présidence des Républicains : Florence Portelli défie Laurent Wauquiez

11/09/2017 à 17:31 par Daniel Chollet

   Florence Portelli le jour de son élection comme maire de Taverny en avril 2014.
Florence Portelli le jour de son élection comme maire de Taverny en avril 2014.

Cette fois, c’est officiel. Florence Portelli est candidate à la présidence des Républicains. « Je veux redonner aux militants la place qui devrait être la leur dans ce parti. Cela passe par une refondation, un fonctionnement démocratisé, un changement radical des statuts et la clarification de la ligne idéologique du parti », a expliqué la maire (Lr) de Taverny au Figaro la semaine dernière.

L’élue de 39 ans fait partie des six candidats déclarés à ce jour, dans cette élection (qui aura lieu lors du Congrès Lr les 10 et 17 décembre) dont Laurent Wauquiez est considéré comme le grand favori. Florence Portelli, elle, répète que « Wauquiez peut être battu » et qu’elle se présente « pour gagner ».

« Personnellement, je n’ai pas d’ambition extravagante », a-t-elle lancé le week-end dernier au campus des Républicains à La Baule. « Je ne m’imagine pas un destin extraordinaire. J’ai une vie de famille qui me convient parfaitement, des amis qui trouvent déjà que je ne suis pas assez disponible… Donc si je suis présidente des Républicains, ce sera pour me consacrer aux Républicains et pas m’imaginer aller vers d’autres cieux. » Suivez son regard : elle, présidente, le parti ne serait pas un marchepied pour l’Élysée.

Devant ses amis, en Loire-Atlantique, elle a expliqué vouloir aussi, si elle est élue, s’attaquer à la formation des militants, mais aussi « aider les oppositions municipales, trop souvent seules, à se battre à armes égales avec les maires. » Elle souhaite aussi en finir avec le « copinage » et veut « appliquer la méritocratie.»

Dans le sillon de Séguin puis de Fillon

L’élue a ainsi rappelé sa victoire en 2014, quand elle a repris Taverny à la gauche, un bastion détenu depuis 25 ans. « On m’avait dit avec beaucoup de condescendance que je faisais une candidature de témoignage… C’est dire à quel point on fait confiance aux jeunes générations dans ce parti ! Et aux femmes… »

Florence Portelli a ensuite connu ensuite une ascension politique et médiatique. Elle a même depuis le week-end dernier sa page Wikipedia ! Venu à Taverny la soutenir pour sa campagne, en 2013, François Fillon avait loué les qualités de celle venue à la politique par admiration pour Philippe Séguin, opposant au traité de Maastricht en 1992. « Vous avez beaucoup de chance de l’avoir, avait lancé l’ex-Premier ministre. Et je serais vous, j’en profiterais, car je ne suis pas sûr qu’elle s’arrêtera à ce niveau-là de la vie politique, car c’est un vrai talent. »

Elle est élue en 2015 conseillère régionale au côté de Valérie Pécresse, dont elle était la porte-parole et devient vice-présidente du groupe Lr.

Elle accède réellement à la notoriété quand elle est nommée porte-parole de François Fillon pour la présidentielle. Elle confie parfois ses doutes, au cours de cette incroyable campagne. En plein Pénélopegate, elle explique à la télé, au côté de Jean-Michel Aphatie, qu’un assistant parlementaire (elle qui l’a été de longues années, au Sénat) pouvait même être payé « à faire du tricot »… Elle est moquée sur les réseaux sociaux pour cette défense pour le moins maladroite de son champion…

« Je suis allée au charbon »

La défaite de François Fillon n’entraîne pas Florence Portelli aux oubliettes. Au contraire, elle est même nommée porte-parole des Républicains pour la campagne des législatives qui suit. Elle-même a renoncé à se présenter, pour éviter d’avoir à quitter éventuellement la mairie de Taverny. Malgré le choc de la défaite de François Fillon dès le premier tour, elle est « allée au charbon, quand d’autres se sont calfeutrés. On s’est sentis parfois seuls avec François Baroin ».

Un travail dont la filloniste espère tirer les fruits aujourd’hui auprès des adhérents. « Les dernières élections ont prouvé que les pronostics peuvent être déjoués.» Allusion à la primaire, où François Fillon avait été longtemps dans les bas-fonds des sondages. Alain Juppé était alors donné archifavori…

95150 Taverny

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