Saint-Gratien Après le sinistre, la colère des locataires à la rue

Leurs logements ont été endommagés par les eaux usées des canalisations qui ont fondu sous la chaleur de l'incendie, survenu le 27 juillet.

16/08/2017 à 10:55 par fabrice.cahen

Dans un appartement touché par le sinistre, deux locataires montrent les conduits,<br />
par où les eaux usées se sont déversées dans les appartements qu'elles occupent. -
Dans un appartement touché par le sinistre, deux locataires montrent les conduits,
par où les eaux usées se sont déversées dans les appartements qu’elles occupent. –

Une semaine après l’incendie qui a touché le magasin La Vie Claire, les dégâts sont toujours visibles depuis la rue Berthie-Albretch. Au-dessus de la boutique, dans les habitations, l’odeur de fumer est toujours aussi présente. Pourtant, quelques heures après le sinistre, les occupants étaient invités à regagner leurs logements endommagés. Cinq résidents ont été particulièrement touchés par les dégâts. Tous situés dans les appartements qui surplombent l’enseigne qui a brûlé. Ils expriment leur colère concernant les conditions dans lesquelles ils se trouvent. En cause, les tuyauteries des eaux usées. En matière plastique, elles ont fondu et les évacuations des logements supérieurs se sont déversées dans leurs appartements.

Excréments et d’urine

Les chutes d’excréments et d’urine ont laissé des traces. « Trois jours après lincendie nous étions encore au téléphone pour tenter dobtenir de laide auprès du syndic de la copropriété », explique Chloé Dubant, une locataire qui vit dans l’immeuble depuis six ans. Avec trois autres voisins, elle s’insurge contre la situation qu’ils vivent depuis l’accident. Leurs cuisines et salles de bains sont devenues un chantier. À la demande du syndic de la copropriété les plombiers sont intervenus pour réparer les conduits d’évacuation et ainsi permettre aux locataires d’occuper à nouveau leurs logements. Mais pour ces occupants du premier étage, la liste des dégâts ne s’arrête pas là. Les murs, sols, meubles et objets, restent imprégnés de suie des fumées qui ont pénétré par les fenêtres de leurs logements. « Je vais m’installer chez un parent, qui part en vacances », explique Vera une locataire, venue récupérer quelques affaires dans son studio détérioré.

Insalubrité

« Partout les eaux usées ont traversé les cloisons et inondé les logements », détaille à son tour Caroline Ledoux, une autre occupante sinistrée. Son réfrigérateur est dans le salon, son lave-vaisselle et son lave-linge sur la terrasse. Les moquettes sont humides et souillées. Chez elle aussi l’odeur de fumée est omniprésente. « Nous attendons que nos logements soient déclarés en état d’insalubrité », espère l’habitante. Les deux locataires montrent aussi les sous-sols, où les eaux sales des sanitaires ruissellent le long des tuyaux et tombent en cascade sur le sol des parkings. Comme sa voisine Chloé, Caroline et son compagnon ont pris une chambre à l’hôtel, au bout de la rue. « Nous devons avancer les nuits d’hôtel et manger à nos frais au restaurant. Ça commence à chiffrer », explique la résidente qui a aussitôt engagé des démarches auprès de sa compagnie d’assurances. « Une entreprise de nettoyage et de décontamination doit intervenir. Elle va mettre les objets dans des cartons, à nous ensuite de les remettre en place. Nous pensons en profiter pour déménager », envisage-t-elle. Vendredi 4 août, leur logement étant toujours privé d’eau courante, les deux locataires se sont rendus en mairie pour tenter d’accélérer, en vain, la procédure d’insalubrité de leur logement. Toujours à l’hôtel, quinze jours après l’incendie, elles se sont lancées dans la recherche d’un nouvel appartement.

95210 Saint-Gratien

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