Eaubonne 12 ans de prison pour avoir agressé et séquestré Paulette

Deux hommes s’étaient introduits à son domicile, et lui avaient dérobé 300 euros et sa carte bancaire, avant de l’enfermer dans sa cave.

19/04/2017 à 10:35 par maxime.laffiac

Le complice de Kalilou S. n’a toujours pas été retrouvé.
Le complice de Kalilou S. n’a toujours pas été retrouvé.

Un calvaire qui aura duré plusieurs heures. Vendredi 14 avril, un jeune homme âgé de 19 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Pontoise, pour avoir volé, frappé et séquestré à son domicile Paulette, le 6 décembre 2016. En récidive légale et alors qu’il encourait 20 ans de réclusion, celui-ci a été lourdement condamné à une peine de douze ans de prison ferme.

300 euros volés et des bijoux

« Vous me reconnaissez ? » Paulette, âgée de 84 ans, s’adresse calmement à Kalilou S., l’un de ses agresseurs… Aucune réponse du prévenu, pas même un regard. Le jour des faits, vers 16h, alors qu’elle se repose dans son pavillon, deux hommes pénètrent chez elle et réclament son argent. Pour arriver à leurs fins, les deux intrus emmènent Paulette de force dans la buanderie. Assise sur une chaise, la victime essuie de nombreuses gifles de la part de ses agresseurs. « Où est l’or ? », insistent les deux individus. Pour la faire parler, les deux hommes menacent l’octogénaire d’un couteau, qu’ils pointent sur son ventre. Tandis que son complice la surveille, Kalilou S. fouille le pavillon et met la main sur 300 euros en espèces, quelques bijoux et la carte bancaire de Paulette. Là-dessus, le complice menace de porter un coup de couteau à sa victime, si elle ne leur donne pas le code confidentiel. Les deux hommes poursuivent leur macabre affaire, et ligotent Paulette avec des draps. Mais, voyant que les liens ne tiendraient pas, Kalilou S. arrache un radiateur électrique et l’attache à l’aide du câble électrique. Après avoir récupéré le code bancaire, les malfaiteurs quittent le domicile et enferment leur victime dans la cave. « J’ai cru que j’allais rester là toute la nuit. Ils m’ont dit qu’ils reviendraient si je n’avais pas donné le bon code », assure Paulette pendant l’audience.

Adn retrouvé sur le fil

Après leur départ, l’Eaubonnaise arrivera à se libérer de ses liens, avant d’appeler les secours. « Il y a 40 ans, il n’y aurait jamais eu ce genre de situation. Ils ne respectent plus rien, c’est fou ! », s’indigne le président du tribunal, Jean-Marie Charpier. Du côté du prévenu, c’est le silence absolu. En effet, Kalilou S. a toujours nié être présent au moment des faits, que ce soit en garde à vue ou à l’audience. C’est pourtant son Adn qui a été retrouvé sur le câble ayant servi à attacher la victime. « Ce n’est pas moi », assure-t-il. En 2015, le jeune homme avait déjà été condamné à 30 mois de prison pour vol aggravé, extorsion de fonds et agression sexuelle sur une personne… de 83 ans. « Il lui avait fait des attouchements et avait exhibé son sexe », précise le président du tribunal.

« Aujourd’hui, elle vit recluse »

Depuis cette agression, Paulette ne se sent plus en sécurité. « Malgré un suivi psychologique, elle ne va pas mieux », explique l’expert psychiatrique dans son rapport. « Paulette a toujours eu une vie tranquille, jusqu’à ce jour. Depuis, elle a peur de sortir, elle vit recluse à son domicile. Le seul moment de la journée où elle est sereine, c’est lorsqu’elle met l’alarme avant d’aller se coucher », assure l’avocat de la défense. Le procureur a insisté sur « l’inhumanité » et « la froideur » du prévenu.

95600 Eaubonne

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