Cergy Campus international : du rêve à la réalité

Exister sur la scène mondiale. C'est tout l'enjeu du campus international cergypontain dont les contours sont désormais connus. Tour d'horizon d'un projet déjà en marche.

20/03/2017 à 16:41 par Jérôme Cavaretta

Cliquez sur l'image pour l'agrandir

Cergy-Pontoise a loupé les réserves du Louvre mais elle tient solidement son campus. Vendredi 10 mars, Paris-Seine, université qui regroupe une quinzaine d’établissements de Cergy-Pontoise et des Yvelines, élus et acteurs de l’enseignement supérieur, ont dévoilé les contours du campus international qui se dressera dans les quinze ans au cœur de l’ex-ville nouvelle.

En décrochant le label I-Site et ses 80 millions d’euros sur dix ans, Cergy-Pontoise a pris rendez-vous avec l’avenir. « Nous avons transformé le rêve en réalité. Ce que nous visons, c’est une université de top mondial. Ce campus international nous permettra d’attirer les meilleurs chercheurs et enseignants, indique Anne-Sophie Barthez, présidente de Paris-Seine. Il nous permettra de jouer dans la cour des très grands ».

Gazon bénit

Quelque 320 millions d’euros seront investis dans ce projet structurant. « Notre modèle, c’est Cambridge ou Stanford », glisse Hélène Dangvu de l’agence d’architecte et d’urbanisme Devillers et associés, chargée d’imaginer ce campus idéal. Un campus vert et bleu, entre nature et Oise. Deux pôles centraux sont d’ores et déjà identifiés : le premier, baptisé parc éco-work, cœur du campus, s’installera dans le parc François-Mitterrand dès 2018. Il sera le green du campus. Son gazon bénit. L’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy posera ses bagages tout à côté. Elle quittera la rue des Italiens pour les terrains de tennis vermoulus de l’Essec. Pas très loin, l’ancien cinéma Ugc sera reconverti en aula magna, amphithéâtre dédié aux cérémonies de remise de diplômes.

Le second pôle de ce campus à l’anglo-saxonne sera aménagé sur les berges de l’Oise à Neuville. Un site à vocation sportive qui proposera notamment parcours de santé et terrains de foot dès 2020. Mais aussi espace de travail partagé et flottant. Pour imposer sa voix dans le concert des universités mondiales, le campus cergypontain devra s’inventer une unité. Ce lien qui fait tant défaut à cette université éclatée sur plusieurs sites sera notamment créé grâce à un réseau de navettes électriques, opérationnel en 2022.

47 000 étudiants

Deux pôles majeurs pour autant d’aménagements qui promettent de remodeler le visage de Cergy-Pontoise. Les quelque 5 000 logements étudiants qui pousseront le long des bords de l’Oise s’inscriront dans ce scénario ambitieux. « C’est maintenant que les ennuis commencent car il va falloir se donner les moyens de réaliser ce projet », prévient Dominique Lefebvre, président Ps de l’agglo. À l’horizon 2026, le campus cergypontain comptera 47 000 étudiants contre 30 000 aujourd’hui. Il sera loin alors le temps où, faute d’amphithéâtre, ils suivaient leurs cours magistraux dans la grande salle du cinéma Ugc. C’était il y a 25 ans. C’était il y a un siècle. Une éternité.

95000 Cergy

Captcha en cours de génération.....Version audio
Changer l'image

Choisissez votre journal :

Gazette Val d'Oise Echo Régional

Pontoise - Jeudi 23 mars 2017

Pontoise
Jeu
23 / 03
12°/6°
vent 18km/h humidité 77%
Ven15°-6°
Sam15°-6°
Dim15°-6°
Lun14°-6°

Abonnement

Recevez l'actualité qui
vous concerne. Je m'abonne

Un concentré d'informations pour ne rien manquer !

Je m'inscris à la newsletter
Vidéo du moment

oup de tonnerre, lors du conseil municipal du mardi 13 septembre de Magny-en-Vexin, Jean-Paul Dabas, élu magnytois anciennement délégué à la santé, a décidé de quitter le groupe majoritaire, tout en continuant de siéger, en raison, entre autres, "de la manière diffamatoire, dont Jean-François Picault, le désormais ancien premier adjoint au maire, a été écarté". Il s'en explique :