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Beaumont-sur-Oise Leur procès renvoyé au 14 décembre, les frères d'Adama Traoré placés en détention

Bagui et Ysoufou Traoré comparaissaient, ce mercredi, pour outrages, menaces et violences sur huit agents des forces de l'ordre, lors des heurts survenus à Beaumont le 17 novembre

24/11/2016 à 15:08 par Thomas Hoffmann

Bagui Traoré.
Bagui Traoré.
C’est dans une salle pleine à craquer  et sous la surveillance des forces de l’ordre, dépêchés en nombre, que s’est déroulée l’audience. Interpellés mardi 22 novembre, Bagui et Ysoufou Traoré comparaissaient ce mercredi, en comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel de Pontoise pour outrages, menaces et violences sur huit agents des forces de l’ordre, lors des heurts survenus en marge du conseil municipal de Beaumont-sur-Oise, qui avait finalement été annulé, le 17 novembre. Les prévenus ayant demandé un délai pour préparer leur défense, ils ont été placés en détention dans l’attente de leur jugement renvoyé au mercredi 14 décembre.
Les frères d’Adama Traoré, décédé le 19 juillet à la suite de son interpellation par les gendarmes à Beaumont-sur-Oise, avaient été interpellés hier, mardi 22 novembre, soit cinq jours après les échauffourées survenues devant la mairie de Beaumont-sur-Oise. Ce soir-là, les soutiens de la famille d’Adama Traoré s’étaient réunis pour exprimer leur mécontentement  face à l’inscription à l’ordre du jour du conseil municipal d’un vote sur la prise en charge des frais de justice (environ 10 000 euros) de la maire, Nathalie Groux qui voulait porter plainte contre Assa Traoré, la sœur de la victime, pour diffamation. (Lire ici)  Face aux heurts et provocations, les forces de l’ordre avaient répondu par des jets de gaz lacrymogène. Trois policiers municipaux ayant été blessés.

Une policière municipale frappée au visage

Des violences auxquelles auraient pris part Bagui et Ysoufou Traoré, selon six policiers municipaux et deux gendarmes, qui ont porté plainte contre eux. Au premier, âgé 25 ans, il est reproché d’avoir menacé de mort et outragé plusieurs agents des forces de l’ordre, mais surtout d’avoir porté un coup de poing au visage d’une policière municipale, lui occasionnant 1 jour d’Itt, et craché sur une autre. Condamné en mars 2013 pour des faits similaires à six mois de prison avec sursis, il comparaissait, par ailleurs en état de récidive légale. Son frère cadet, âgé de 22 ans, devra, quant à lui, répondre d’outrages et de menace de mort.
L’affaire ayant été renvoyée sur le fond, restait à déterminer dans quelles conditions les prévenus allaient attendre leur jugement. Le procureur de la République, Erick Maurel a requis un mandat de dépôts pour les frères d’Adama.
Les faits qui leur sont reprochés s’inscrivent dans une dynamique de violences urbaines à la suite de la mort dramatique de leur frère. On peut entendre leur souffrance et leur colère, mais on ne peut pas accepter qu’ils viennent porter atteinte à la cohésion sociale et au pacte républicain de Beaumont-sur-Oise. Le risque de renouvellement des faits est trop important. Dans un tel contexte, avec une telle tension, la simple mise en présence des policiers municipaux avec les deux individus représente une pression sur leur fonction et leur personne. Par ailleurs, cela mettrait en péril la sérénité des débats lorsque cette affaire sera examinée.”
Le magistrat relevait par ailleurs que Bagui Traoré “doit exécuter sa peine de six mois pour les faits de violence pour lesquels il a été condamné en 2013′”.

“Un dossier totalement à charge”

Dénonçant un dossier “totalement à charge qui se base sur des déclarations des forces de l’ordre avec les mêmes versions”, l’avocate de Bagui Traoré regrette que “les nombreuses personnes présentes n’aient pas été entendues, il y a même des vidéos à exploiter”. La conseil s’interroge également sur le temps d’interpellation, soit cinq jours après les faits, alors que les requérants assurent les avoir formellement identifiés au moment des faits. “Les prévenus auraient pu être interpellés plus tôt. Mon client frappe un policier et crache sur un gendarme et on le laisse rentrer chez lui ?”
Tout en assurant que le risque de fuite est “inexistant” alors que celui pour la sécurité publique “n’est pas avéré”, l’avocate a même prévenu que “les envoyer en prison aura un impact sur les jeunes de la cité qui attendent beaucoup de la justice”. Et d’annoncer qu’elle plaidera la relaxe à l’audience du 14 décembre.
95260 Beaumont-sur-Oise

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