Saint-Prix La ville de Saint-Prix veut sauver ses hérissons !

Elle noue un partenariat avec Faune Alfort, associée au centre d'accueil de la faune sauvage, pour prendre en charge des hérissons convalescents et les remettre en liberté.

03/06/2015 à 15:51 par Daniel Chollet

Jean-Pierre Enjalbert et Jean-François Courreau, lors de la signature de la convention, avec Michèle Vaillant (à droite).
Jean-Pierre Enjalbert et Jean-François Courreau, lors de la signature de la convention, avec Michèle Vaillant (à droite).

«Sauvons nos hérissons» : c’est le nouveau slogan de Jean-Pierre Enjalbert (Dlf). «Saint-Prix est très attachée à la cause animale, explique le maire. On a été classés il y a quelques années 3e ville française en matière de biodiversité. Nous avons multiplié les initiatives en direction des animaux.»

Des chevaux en ville pour la collecte de déchets verts, des moutons pour le pâturage des terrains de l’Espace naturel sensible… Et d’ici à quelques semaines, des hérissons. La municipalité va en effet créer, en partenariat avec l’association Faune Alfort, des “centres de relâcher” destinés à accueillir des animaux en convalescence, dans le but de les relâcher dans la nature «dans les meilleures conditions possibles».

De nombreux hérissons sont tués chaque jour sur les routes, mais de nombreux autres sont blessés dans les jardins des particuliers quand les petits animaux à piquants s’y introduisent pour trouver un refuge ou à manger.

2 500 animaux/an

«On recueille au Cedaf deux cents hérissons par an, blessés par des tondeuses, des débroussailleuses, des passages sous grillage ou victimes de maladies parasitaires», explique le professeur Jean-François Courreau.

Cet enseignant-chercheur à l’école nationale vétérinaire d’Alfort a créé cette association pour soutenir le Centre d’accueil de la faune sauvage (Cedaf), qu’il a fondé vingt ans plus tôt. Le Cedaf soigne chaque année 2 500 animaux issus de la faune sauvage européenne, dont 200 hérissons. C’est le plus grand centre d’accueil de la faune sauvage en Île-de-France : lapins, renards, chouettes, hérissons, ainsi qu’une cinquantaine d’espèces d’oiseaux.

Tout est parti d’un pic mar…

«Les vétérinaires ne sont pas formés à soigner la faune sauvage, insiste Jean-François Courreau. L’ordre des vétérinaires leur préconise de soigner ces animaux gratuitement quand on les leur confie, mais ils restent libres de le faire ou pas. Pourtant, les besoins sont importants.»

«Le Cedaf fait un travail formidable», se félicite Jean-Pierre Enjalbert, qui a rencontré ce centre, et par la même occasion Faune Alfort, par hasard. «Un pic mar s’était blessé en se cognant contre la véranda de ma maison. On s’est tournés vers la Lpo, puis l’association des oiseaux de ville, mais personne ne pouvait le prendre en charge car c’est un animal sauvage. On a fini par trouver Faune Alfort. Il y a été bien soigné et puis après, on l’a relâché à Saint-Prix. On s’est dit qu’il y avait peut-être quelque chose à faire de ce côté-là».

Le 19 mai, le maire et Jean-François Courreau ont signé une convention de partenariat sur trois ans. La ville va aider financièrement l’association (une subvention de 1000 euros et une part du produit de la vente aux enchères du vin de la ville, soit 1800 euros), et créer un espace dédié aux hérissons sur un terrain communal. Deux autres centres seront chez des particuliers, dont la propriété de Jean-Pierre Enjalbert. «Les bénévoles seront chargés de nourrir et surveiller pendant quelques semaines les hérissons afin qu’ils prennent leurs marques avant d’être relâchés», explique le maire.

Martine Altenburger accueillera aussi des hérissons. «J’ai un grand jardin où je vois passer des écureuils, des hérissons, des renards, des sangliers. Vivre près de la forêt, c’est vivre avec les animaux. Accueillir ces hérissons, c’est une belle aventure.»

Michèle Vaillant, l’amie des hérissons

Parmi les bénévoles qui vont aider les hérissons à retrouver la vie sauvage, Michèle Vaillant a découvert le Cedaf et l’association Faune Alfort après avoir trouvé un hérisson blessé dans son jardin. «Il était coincé sous le grillage. J’habite en centre-ville mais j’ai un grand jardin et il y a souvent des hérissons qui viennent. On a fait des communications avec les jardins des voisins pour qu’ils puissent circuler.» Depuis, cette Saint-Prissienne est devenue une spécialiste : «Le hérisson se cache naturellement. Si on en trouve un en plein jour, c’est qu’il y a un souci. Il ne faut pas le laisser en plein cagnard. Il faut le prendre avec des gants et le mettre à l’abri. Pour le nourrir, ni pain ni lait mais plutôt des croquettes pour chat.»

Saint-Prix, 95

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