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Parmain La maison Relais privée de subventions départementales

A partir du 1er janvier 2015, le Conseil général du Val-d'Oise ne versera plus de subventions aux trois maisons Relais du département.

30/07/2014 à 16:13 par Romain Dameron

Les habitants de la maison Relais de Parmain  et les travailleurs sociaux sont inquiets pour l’avenir.
Les habitants de la maison Relais de Parmain et les travailleurs sociaux sont inquiets pour l’avenir.

Le Conseil général du Val-d’Oise n’y a pas été de main morte. Vendredi 18 juillet, lors de sa dernière séance, les élus ont voté une délibération qui supprime, au 1er janvier 2015, la subvention de 75 000 euros répartis jusqu’alors aux trois maisons Relais du département, situées à Cormeilles-en- Parisis, Taverny et Parmain.

Ouverte depuis 2009, la maison Relais parminoise et ses vingt-six logements, gérés par l’association CPCV, accueillent des personnes à faibles ressources, en situation d’exclusion ou d’isolement. Objectif : leur permettre de retrouver une stabilité au niveau du logement.

«Si les maisons Relais existent, c’est parce qu’il y a un besoin, explique Rainer Doumont, le président du CPCV. Entre l’Etat, la Région et le Département, on nous a enlevé 300 000 € de subventions. Je ne sais pas ce que nous allons faire mais il n’est pas question d’augmenter les loyers des personnes qui sont déjà en grande difficulté.»

En cas de problème ou de conflit dans la maison Relais, qui va agir ?

A Parmain, les travailleurs sociaux sont inquiets pour l’avenir de la structure. «On va devoir supprimer un poste d’homme d’entretien-médiateur, annonce Mériem Khaldi, directrice générale du CPCV. En cas de problème ou de conflit dans la maison Relais, qui va agir ?»

Outre ce problème de sécurité, les défenseurs du dispositif rappellent que la majorité des locataires ont des problèmes psychologiques qui nécessitent un suivi régulier.

Du côté du Conseil général, pas question de financer un dispositif qui ne rentrait pas dans ses compétences. «75 000 € ce n’est pas grand-chose pour le budget du Conseil général mais il n’y avait plus de raison pour reconduire un dispositif qui relève de l’Etat ou de la Sécurité sociale au titre des appartements thérapeutiques, affirme Philippe Métézeau, vice-président (UDI) du Conseil général délégué à l’action sociale. En revanche, nous continuons nos aides par l’intermédiaire du Fonds de solidarité logement qui s’applique aussi aux maisons Relais.»

Argument irrecevable


Pour la gauche valdoisienne, l’argument du désengagement est irrecevable. «Nous avons demandé un moratoire jusqu’à la rentrée car, dans ces maisons Relais, il y a aussi des personnes seules et des familles avec enfants, précise Jean-Pierre Béquet, conseiller général (PS) d’Auvers, qui est intervenu en séance pour l’opposition. Le Conseil général est concerné au titre de l’aide sociale et de l’aide à l’enfance.»

Lors du vote, le porte-parole de l’opposition s’est trouvé un allié en la personne de Roland Guichard, maire et conseiller général (UMP) de Parmain, qui a voté contre cette délibération.

Parmain, 95

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