Herblay Des maires qui s'opposent à la réforme des rythmes scolaires

Après celui de Saint-Prix (Jean-Pierre Enjalbert, DLR), les maires UMP d'Argenteuil et Herblay, annoncent qu'ils ne comptent pas appliquer sur leur commune la réforme Peillon.

02/05/2014 à 16:41 par Daniel Chollet

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Après celui de Saint-Prix, deux autres maires du Val-d’Oise, à Herblay et Argenteuil, annoncent eux aussi qu’ils ne comptent pas appliquer à la rentrée scolaire de septembre la réforme des rythmes scolaires. «Je m’oppose à cette réforme par décret, imposée par l’État sans concertation avec les collectivités, annonce Philippe Rouleau, nouveau maire (Ump) d’Herblay. J’en ai informé la Dasen (direction académique des services de l’Éducation nationale). On a laissé aux collectivités territoriales le soin de s’organiser. Au départ, on n’a pas dit non. On a pris soin d’organiser une concertation très large. Et à une quasi unanimité, les parents sont contre. Quant aux fédérations de parents, trois sur quatre sont contre aussi.»

Mais la Fcpe (lire ci-dessous) s’en inquiète. Selon Philippe Rouleau, appliquer la réforme pose un certain nombre de problèmes. La ville devrait recruter quatre-vingt-dix animateurs. «C’est colossal. Et je ne suis pas le seul à vouloir recruter. Du coup ce n’est pas évident de trouver des animateurs de qualité, ce qui pose la question de la sécurité des enfants.» Selon les calculs de la mairie, le coût de la réforme s’élève à 700 000 euros.

Herblay estime faire déjà suffisamment en terme d’activités périscolaires (les Tap, ou Temps d’activités périscolaires, dans la réforme). «On leur propose déjà de l’escrime, de l’initiation à l’opéra, au théâtre, poursuit le maire. Les parents en sont très contents. Donc on ne fait pas rien. Pourquoi mettrais-je en œuvre une réforme que personne ne veut, qui va coûter très cher sachant que l’État vient de diminuer de 300 000 euros nos recettes ? Ce serait irresponsable». À Argenteuil, même position pour Georges Mothron, nouveau maire (Ump). «J’ai pris rendez-vous avec le recteur de Versailles pour lui demander de sursoir à la réforme à Argenteuil à la rentrée prochaine. C’est totalement impossible à mettre en œuvre à l’heure actuelle à Argenteuil. Ou alors, que le recteur m’autorise à faire un test sur deux ou trois écoles. Il aurait fallu que les choses soient lancées depuis au moins trois mois. Mais rien n’avait été fait, tout avait été suspendu. Et en plus, cette réforme va coûter 1,5 million d’euros à la commune alors que nous héritons d’une situation financière difficile.» Sur le fond, il estime que cette réforme «ne va pas dans le sens du bien de l’enfant. Il faut donc une mise à plat.»

La FCPE s’en inquiète

Secrétaire générale de la Fcpe 95 et parent d’élève sur Herblay, Christine Padoin, souligne que sa fédération a été la seule des quatre fédérations représentées sur la ville d’Herblay à refuser de cautionner la décision du maire (Ump) et lui demande de revenir sur sa position. «Ce qui inquiète la Fcpe, c’est ce qu’il va advenir de nos enfants si les rythmes scolaires ne sont pas appliqués. Par exemple, le mercredi à 10h30, des Tap étaient prévus. Cela veut dire que les enfants d’Herblay (maternelle et élémentaire), le mercredi à partir de 10h30, seront livrés à eux-mêmes puisque n’étant plus sous la responsabilité des enseignants ni celle de la mairie, cette dernière refusant d’appliquer les rythmes scolaires. Il en va de même pour les sorties de classe si le préfet est amené à décider des horaires.»

Herblay, 95

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